Québec : La bourse Rideau un succès confirmé

Benoit Paradis Trio

 

Le monde des arts de la scène vit des réalités contradictoires. Autant les moyens demeurent précaires pour bon nombre d’artistes, de promoteurs et de gens impliqués à titre de diffuseurs des différentes formes d’expression scénique, autant chaque année, chaque saison nous amène des bonnes surprises, des révélations, des confirmations de carrières qui se fraient un chemin malgré tout.

RIDEAU, le Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis, fournit l’occasion chaque hiver, entre bordées blanches et doux-temps, de mesurer la vitalité et la diversité d’inspiration de ceux qui alimentent ce qu’on désigne depuis un bon moment comme les « industries culturelles ». La 26e édition de la Bourse RIDEAU, qui s’est déroulée du 17 au 21 février, n’a pas fait exception et a attiré l’attention, à travers ses nombreuses vitrines et par les nombreux prix remis lors du gala final tenu au Théâtre Capitole de Québec.

Soulignons d’abord les prix 2013, dont nous avons obtenu la nomenclature dans les minutes qui ont suivi le Gala. Chacun ou presque portant le nom d’un commanditaire, nous abrégerons: une quinzaine d’intervenants, majoritairement des artistes de scène, se sont partagé les prix. Deux d’entre eux sont repartis avec des doublés: le Benoit Paradis Trio avec le prix Accès-Culture et un prix Chanson, et Klo Pelgag remarquée par les diffuseurs européens et un prix Chanson d’un autre partenaire.

Les autres lauréats sont le Théâtre du Rift à Ville-Marie, la Corporation de la salle André-Mathieu avec le réseau Scène 1425, le partenariat Objectif Scène au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Spectra Musique pour la tournée Vallières au coin de la rue, Jacques Poulin Denis, Keith Kouna, l’agent d’artiste Marc-Antoine Arrieta, Magalie Bergeron et sa boîte de gérance MAG Eventi, la metteure en scène Marie-Ève Huot et la chorégraphe Catherine Gaudet. Sans oublier le Prix Hommage qui a été remis à la dramaturge Suzanne Lebeau et le Prix reconnaissance à Luce Couture, directrice du Théâtre Centennial à Sherbrooke.

Naturellement, bien d’autres prestations présentées en vitrines valaient le déplacement. Je me contenterai de citer 5 moments-clefs qui, en une vingtaine de minutes chacun, ont ouvert des perspectives de soirées mémorables:

  • Edgar Bori que je voyais enfin sur scène après l’avoir deviné depuis toutes ces années
  • World Kora Trio, une complicité contagieuse entre trois univers, trois sonorités et trois individus de provenances diverses
  • Benoit Paradis Trio: un choc, une révélation, on peut donc s’amuser sans se prendre au sérieux!?!
  • le même soir, le passage éclair de Luce Dufault, le temps de présenter quelques nouvelles chansons et d’offrir un traitement inédit à quelques-unes plus anciennes
  • et pour s’éloigner un peu – une fois n’est pas coutume – de l’univers musical: la pièce théâtrale en solo de Dominique Rongvaux Éloge de l’oisiveté, d’après un ouvrage de Bertrand Russell. Un point de vue grinçant qui tient davantage de la philosophie que de l’humour!

Source : Commentaire de Richard Baillargeon

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Publié le mars 25, 2013, dans Actualités. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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